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Faux : La frontière entre le Bénin et le Niger reste fermée malgré les rumeurs


L’information publiée le 24 juillet 2024 par NigerTribune sur le réseau social Facebook précise que : « frontière Bénin- Niger est désormais ouverte à la circulation entre les deux pays depuis ce jour 24 juillet 2024 ». La publication qui a comptabilisé 9 partages, 23 commentaires et 123 likes parle de l’ouverture de cette frontière au moment où une délégation de haut niveau nigérienne séjourne au Bénin.
La publication intervient dans un contexte où la frontière entre le Niger et le Bénin est fermée depuis le sommet extraordinaire de la CEDEAO au cours duquel plusieurs sanctions ont été prise contre le Niger suite au coup d’État du 26 juillet 2023. Depuis lors, la relation bilatérale entre le Bénin et le Niger s’est dégradée et ceci malgré la levée de sanctions par la CEDEAO en décembre 2023.
Pour trouver une solution à cette crise, les deux anciens présidents du Bénin à savoir Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi ont initié une mission de médiation à Niamey. Ces derniers ont eu des échanges avec les autorités nigériennes.

C’est suite à cela que le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a dépêché une mission spéciale à Cotonou le 24 juillet 2024, conduite par le Ministre d’État, de l’Intérieur et de la sécurité publique, le Général de Brigade Mohamed Toumba. Devant les ressortissants nigériens au Bénin, il a expliqué que « c’est une mission très positive qui a atteint ses objectifs et il était temps d’asseoir et discuter pour normaliser nos relations car nous avons constaté que les autorités béninoises sont disposées à discuter ».

Aussi, dans un entretien diffusé sur la télévision nationale le samedi 03 août 2024, le président du CNSP, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani a évoqué le différend qui oppose le Niger au Bénin. Il a donné les raisons pour lesquelles il a procédé au maintien de la fermeture des frontières de son pays vis à vis du Bénin.
La frontière entre le Bénin et le Niger est toujours fermée, depuis le sommet extraordinaire de la CEDEAO du 30 juillet 2023 qui a sanctionné le Niger en ordonnant la fermeture des frontières avec les États membres de ladite organisation.
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Inondation récurrente au Niger cas de cette année 2024

Le Niger, situé au cœur de l’Afrique, couvre une superficie 127000 km 2 ; ce
pays n’échappe pas à ce changement climatique mondial.
La plaine alluviale du fleuve Niger connaît depuis 2010 des inondations
récurrentes qui provoquent des dégâts socio-économiques et environnementaux
considérables.Les inondations constituent une menace récurrente au Niger, exacerbée par les
changements climatiques globaux.
Chaque année, des milliers de personnes sont affectées par ces catastrophes
naturelles, nécessitant une réponse humanitaire rapide et efficace.
Le fleuve Niger enregistre des inondations de nombreuse inondations des
dernières années de 2010,2012 ;2013 celle de 1998 qui as déjà attiré l’attention
des autorités à l’époque , qui en ce temps commandèrent une étude sur les
causes et les propositions de gestions efficace .celle de 2012 ,est considéré
comme historique .selon le services d’alerte précoce en termes de dégât elle as
affecter 32613 personnes ,4196 maisons effondrés ,8983,6 ha de culture
maraîchère et pluviale détruites .le coût de la gestion de la crise s’est élevé à seize milliard quatre cent quatre-vingt-treize million cinq cent cinquante-huit
mille quatre cent quatre-vingt-dix-sept (16493558497) FCFA.la pointe de crue
a atteint une cote de 618 ;8 ;1 cm pour un débit maximal de 24+92m3 enregistré
le 21 Août 2012 ;L’ ABN a estimé la période de retour a 125 ans .
Après l’inondation du 2012, l’année 2020 n’a pas manqué de surprendre les
autorités avec de fortes inondations malgré les mesures prises les années
antérieurs par les autorités en ce moment.
En 2020 les inondations au Niger ont enregistré 25834 ménages sinistre
totalisant 226563 personnes avec 45 pertes en vies humaines a la date du 24
Août 2020 a précisé le ministres de l’action humanitaire et de la gestions des
catastrophes dans un communiqué. Les régions les plus touchées sont Maradi,
ministère ;20201 maisons ,1167 cases, 64 salles de classe,
24 mosquées et un dispensaire ont été effondrées. Plus de 4290 têtes de bétail
ont été décimées tandis que 448 greniers céréales 713 puits d’eau potable et
5306 hectares de cultures ont été endommagés. Pour l’année 2022 le Niger a
connu aussi des inondations, selon un bilan de la direction générale de la
protection civile DGPC publié le 29 Août 2022, au moins 75 personnes ont trouvé la mort dont 54 personnes mortes par effondrements et 21 décès suites à
des noyades .La région de Maradi sud-ouest a enregistré 30 trente morts suivi
celle de Zinder sud est avec vingt trois mort 23 les neufs mort sont enregistrés à
Tahoua .Lien article complet(Mini projet)
Aminata Boubacar elhaj DIOFFO
Journaliste -activiste -
Désinformation : le Burkina Faso, le Mali et le Niger victimes d’intox !

Les pays de l’Alliance des États du Sahel composée notamment du Burkina Faso, du Niger et du Mali font face à une graduelle désinformation qui a des implications sur la stabilité politique, sécuritaire et la cohésion sociale dans ces différents pays.
En effet, l’insécurité a engrangé, l’avènement des coups d’États et autres ont rendu la région vulnérable face aux intox. La désinformation provient souvent de plusieurs sources, y compris des acteurs étatiques et non étatiques, des groupes armés, et même des acteurs nationaux et internationaux cherchant à influencer l’opinion publique ou à déstabiliser la région. Généralement, les plateformes utilisées pour diffuser des informations trompeuses sont Facebook, Twitter, ou encore WhatsApp. Le taux de pénétration d’internet dans ces pays varie, mais reste globalement bas. Par exemple, selon les données de 2021, le taux de pénétration d’Internet au Burkina Faso était d’environ 20%, au Mali 11%, et au Niger environ 10%. Malgré le faible accès à Internet, les réseaux sociaux sont très populaires.
Au Burkina Faso, par exemple, Facebook compte environ 2 millions d’utilisateurs actifs.Mais l’on remarque aussi l’implication des médias internationaux tels que RFI, TV5 monde, France 24 pour ne citer que ceux-là. Récemment au Burkina Faso des rumeurs ont circulé sur le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré. Ces rumeurs faisaient croire que le président avait disparu, il a fallu sa visite à la RTB le 20 juin 2024 pour que l’opinion publique et internationale se rendent compte de ces fausses informations. Au Niger, un reportage a été réalisé et diffusé par TV5 faisant croire que les populations de Niamey ont commencé à pilier baguages pour fuir une quelconque agression militaire en août 2024. Le Mali, quant a lui a été victime d’intox sur les attaques terroristes. Pour le cas des médias locaux, dans un contexte rigide, quelques-uns dans le but de générer du buzz ou à la quête du scoop publient parfois des informations sans une assurance requise par les règles du métier de journalisme dont le respect de l’éthique et la déontologie.
Ainsi, ils tombent dans le piège en raison de la course à la publication de « l’information de dernière minute ». A cet effet, ce phénomène n’est pas nouveau et n’est certainement pas lié aux récents événements survenus dans la région de l’AES. En effet, depuis l’émergence des médias sociaux, chaque événement important, qu’il soit national ou international, est accompagné d’une multitude de fausses idées. Le président de l’Association Nigérienne des web activistes M. Soumaila Hainikoye, dans une interview accordée, a fait savoir que dans l’optique d’examiner et évaluer les informations circulantes en ligne afin d’identifier leurs provenances, un sondage est mené par les membres de son association. A l’issue duquel, il est ressorti des résultats sur une période allant du 30 juillet au 24 août 2023 ou trois cent quinze (315) données ont été enregistrées dont 185 traitées et seulement 70 de ces données sont fiables et sourcées. Il s’agit d’un travail effectué sur des vidéos, images, audios voire même des textes et déclarations quelques fois. Pour couper court et combattre efficacement cette intoxication de fausses informations ou nouvelles, M. Soumaila Hainikoye préconise d’intensifier des campagnes de sensibilisation, d’organiser des formations sur les méthodes de vérification des faits à l’intention des acteurs numériques. À l’endroit des populations de se fier qu’aux informations officielles.
Balkissa Ibrahima
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La Clinique Numérique de TERA : Renforcer la résilience des communautés locales face aux défis numériques

Le samedi 1 Juin 2024, la salle de réunion de la préfecture de téra a accueilli un événement marquant : la CLINIQUE NUMÉRIQUE de Téra. Cette initiative, organisée par l’Association Nigérienne des Web-activistes (ANIWEB) avec le soutien financier de l’International Media Support (IMS), avait pour objectif de doter les communautés locales des outils nécessaires pour affronter les défis numériques actuels.


Au cœur de cette activité, une formation ciblée sur l’identification et la déconstruction des contenus néfastes diffusés sur les réseaux sociaux a été dispensée à une vingtaine de web-activistes de la ville de téra. Ces derniers ont ainsi pu renforcer leurs compétences et leur résilience face aux dangers potentiels du numérique, un enjeu crucial dans un monde de plus en plus connecté.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire Général de la préfecture de téra, marquant ainsi l’importance de cette initiative pour les autorités locales. Cette collaboration entre ANIWEB, IMS, et les institutions locales illustre une volonté commune de promouvoir un environnement numérique plus sûr et plus responsable.
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RENIDEF: atelier de formation des femmes et des jeunes sur leurs droits,les mécanismes de protection d’alertes en période de conflit

Le Réseau Nigérien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RENIDEF), NEW CHALLENGES, Lutte pour l’avenir des enfants (LA.E) et le Réseau des organisations féminines pour la démocratie et le développement (ROFDD), des structures œuvrant en synergie au profit des femmes, et des jeunes organisent un atelier de formation des femmes et des jeunes sur leurs droits,les mécanismes de protection d’alertes en période de conflit du 11 au 12 Novembre 2023 à Tillaberi.
Dans son mot introductif le maire de la commune Urbaine de Tillaberi,Moussa Douma a remercié les organisatrices pour la tenue d’une telle formation dans sa commune avant d’exhorter aux participantes d’être à écouter du formateur.
Pour la représentante du Consortium, Mme Mamadou Koné Halimatou a remercié les autorités de la région pour leur présence aux cérémonies de lancement de ce projet malgré leur agenda très chargé. Selon Mme Koné cette session de formation au profit des 40 femmes et jeunes de la région du fleuve vise à renforcer leur capacité. pour mieux les dotés d’outils leur permettant de faire face à certains risques inhérents au contexte d’insécurité.
Dans l’allocution qu’il a prononcé au lancement du Projet : <>, le Secrétaire Général de la région de Tillaberi M. Djariri Mahamane Salissou s’est réjoui et félicité, le Consortium et de son partenaire technique et financier FSVC-SHIGA pour l’engagement constant considérables dans la promotion de la paix au Niger. il a par ailleurs indiqué que la tenue d’une telle formation vient à point nommé car elle rentre parfaitement dans la droite ligne des préoccupations des autorités qui œuvrent sans relâche pour le respect des droits des femmes et des jeunes filles. Il les a de ce fait invité à des échanges d’expériences et connaissances afin d’aboutir à des propositions concrètes qui seront à l’attente des autorités de la région. -
Atelier de réflexion sur les stratégies de communication du Fonds de Solidarité

Le comité de gestion du fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie a organisé ce 21 octobre 2023 dans la salle des conférences de la maison de la presse de Niamey,un atelier de réflexion sur les stratégies de communication dudit fonds.
Le comité de gestion du fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie a organisé ce 21 octobre 2023 dans la salle des conférences de la maison de la presse de Niamey,un atelier de réflexion sur les stratégies de communication dudit fonds. Destiné aux spécialistes du domaine de la communication , cet atelier vise à réfléchir sur les stratégies de communication et de sensibilisation du fonds de solidarité pour la sauvegarde de la partie. Le comité de gestion du fonds pour mieux mener les missions qui lui sont assignées entend élaborer une stratégie de communication assortie d’un plan de communication. D’où la nécessité d’avoir ce moment de travail avec les acteurs du monde de la communication..Dans son mot introductif la chargée de communication du fonds Amina Niandou a indiqué le présent atelier à son ordre du jour trois (3) points à savoir la présentation du fonds , les travaux pour recueillir les contributions des participants et la question du partenariat entre le fonds et les acteurs et organes de la communication . Ces différents points ont été largement explicités par la présidente du comité de gestion madame Brah Reki Moussa dans son intervention.. Elle succinctement présente le fonds , ses objectifs , sa vision et les garanties de redevabilité et de transparence qui l’entourent .. Concernant les objectifs il s’agit de mobiliser des fonds qui sont issus de sept catégorie de prélèvement et des contributions volontaires des nigériens pour financer et accompagner les forces de défense et de sécurité ( FDS) dans leur mission de restauration de la souveraineté nationale et la lutte contre le terrorisme et le banditisme. Une partie du fonds ira dans la prise en charge des déplacés internes victimes des exactions des groupes terroriste. Mais à long terme ce fond servira à restaurer la souveraineté alimentaire et économique. Ainsi les jeunes et les femmes nigériens auront une source de financement provenant des nigériens et des richesses du Niger. Ce fonds se veut donc a insisté la présidente du comité de sa gestion , un instrument et héritage au service des générations futures. Et toutes les garanties de transparence et de redevabilité ont été prises pour que ce fonds ait la confiance des nigériens .pour cela dispositif numérique est mis place , mais aussi des communiqués seront diffusés régulièrement sur les médias pour informer les nigériens de sa mobilisation et de son utilisation. Des partenaires seront établis entre le fonds et le monde des médias pour une visibilité et une efficacité.
Après l’exposé de la présidente du comité de gestion du fonds, cinq groupes de travail ont été constitués à savoir le groupe radio et télé , les agences de production, les médias en ligne et web TV, la presse écrite et le groupe des influenceurs et diaspora. Les propositions et contributions des ces groupes ont été amendées par la plénière.@Hainikoye Wali
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Point de presse conjoint ce Vendredi 20 Octobre 2023 à la base aérienne de Niamey

Dans le cadre du désengagement de l’armée française au Niger, le Col. Major Maman Sani Kiaou , Chef d’État-Major de l’Armée de Terre (CEMAT) et le Général de Division Eric OZANNE,Commandant de Forces française au sahel, ont aminé un point de presse conjoint ce Vendredi 20 Octobre 2023 à la base aérienne de Niamey.

En prenant la parole le patron de l’armée de terre a rassuré la presse que l’opération se passe très conforment au calendrier et souligne qu’à date d’aujourd’hui 282 militaires français ont quitté le Niger à travers voie terrestre et aérienne. Pour le Général de division nous allons respecter le chronogramme dressé par les deux pays, avant de rassurer que d’ici 31 Décembre 2023 aucun militaire français ne sera au Niger En commun accord les deux parties ont pris les forces américaines et le Togo pour intervenir en cas de problème. Pour le Col Major au vu de l’accord signé entre les deux pays le Niger et la France il n’aura pas d’incidence. Avant de de terminer ces propos, le Patron de l’armée de Terre salue la collaboration de la population Nigérienne qui ont montré l’esprit de solidarité et collaboration sincère avec l’armée Nigérienne jusqu’à la sortie du Niger de l’armée française
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Entretien avec… Dr Latyr Tine, chercheur en paix et sécurité à Gorée Institute : «Il faut un mandat des Nations unies pour intervenir au Niger»

Par Bocar SAKHO – La machine militaire a été mise en branle par la Cedeao, déterminée à rétablir le Président Bazoum dans ses fonctions au Niger. Chercheur en paix et sécurité à Gorée Institute, Dr Latyr Tine fait l’historique de cette Force en attente, ses missions. Dans cet entretien, il évalue la stratégie d’intervention militaire qui est loin d’être simple.

Après le coup d’État au Niger il y a quelques jours, des chefs d’État de la Cedeao demandent l’activation de la Force en attente de la Cedeao (Fac). Comment est-ce qu’on peut définir la Force en attente de la Cedeao ? C’est quoi exactement ?
C’est une force qui a été créée en 1990 pour intervenir au Liberia. Sur la base de la Brigade d’intervention de surveillance du cessez-le feu de la Cedeao, qui s’appelait «Ecomog», elle est intervenue à plusieurs reprises. Elle a eu aussi à intervenir en Sierra-Leone, en Guinée (Bissau) et en Côte d’Ivoire. Le plus récemment au Mali en 2013, et en Gambie en 2017. Depuis 2004, c’est une force qui a été nommée force en attente de la Cedeao.
En réalité, ce n’est pas une force qui existe. Elle est composée de différentes forces militaires des pays membres de la Cedeao. Donc, l’objectif était d’avoir une force composée de 6 mille 500 hommes voire plus, qui soient prêts à être déployés en cas de conflit dans la sous-région.Et actuellement, elle a un effectif d’environ deux mille hommes. Ce qui veut dire que l’objectif qui a été fixé à la création n’est pas atteint. Elle a été déployée au Mali pour appuyer l’opération Serval de la France, afin d’arrêter l’avancée des djihadistes vers Bamako. En 2017 aussi, la force a été déployée en Gambie et avait obligé Yahya Jammeh à quitter le pouvoir. Donc, c’est un peu l’historique de cette force. Maintenant, on peut dire que c’est la première fois que cette force est confrontée à intervenir dans le cas d’un coup d’État. Au début, l’objectif était de maintenir la paix et la stabilité entre les pays de la sous-région.
Aujourd’hui, l’objectif a changé parce que depuis 2004, on l’a appelée Force en attente. Donc, on a intégré des policiers, des gendarmes et des civils, en plus de la force militaire qui existait. Et ce qui a un peu changé aussi, au-delà, c’est le fait de surveiller les opérations de maintien de paix et humanitaires, et de construire la paix dans des zones de conflit. Et aujourd’hui, la force peut être déployée, mais le déploiement n’est pas automatique dans la mesure où chaque pays mobilise une force composée d’un certain nombre de ses soldats.Aujourd’hui, est-ce que cette force a une base légale pour intervenir ?
J’entends beaucoup dire que cette force n’a pas une base légale. Mais, elle a effectivement une base légale. Si on fait référence au Protocole de 99, il est dit que la Cedeao s’est enrichie avec l’adoption d’un Protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, et conformément dans son chapitre 5 et son article 25 alinéa 1, il est dit aussi que cette force peut être utilisée en cas de renversement d’un gouvernement démocratiquement élu. Et contrairement à ce qu’on entend, il y en a. Mais maintenant, ce qui reste à dire, c’est la légitimité derrière cette force-là.Jusqu’ici, c’est la première fois qu’elle doit être utilisée pour rétablir l’ordre constitutionnel ?
Absolument ! Et c’est ça le véritable défi. Si partout où la Cedeao a eu à intervenir dans le cadre de cette force-là, elle n’a pas été confrontée aux défis auxquels cette force fait face aujourd’hui. Il y a trois pays qui ne sont pas en faveur de cette intervention. Je peux citer les États qui sont dirigés par les putschistes, à savoir le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry.
Aujourd’hui, il n’y a jamais eu autant de divisions dans la Cedeao pour une intervention militaire. Donc, ce qui remet en question déjà la légitimité de cette intervention militaire. La deuxième chose, la force militaire doit être déployée dans un pays pour rétablir l’ordre constitutionnel. Et il y a le problème des moyens de la Cedeao. L’intervention que la Cedeao a eu à faire dans le passé, a été soutenue financièrement par des organisations extérieures.Aujourd’hui, ils disent que ce sera sur la base des cotisations des États membres qu’ils vont intervenir. Mais, il faut comprendre une chose : ils veulent intervenir pour rétablir l’ordre constitutionnel et ramener le Président Bazoum au pouvoir. S’ils le font aujourd’hui, ils vont lutter contre l’Armée nigérienne. L’autre problème ? Il faut rester au Niger pour surveiller ce qui a été fait. Pour combien de temps ? On ne sait pas. Et si la Cedeao déploie une force et peut-être, au début, on peut dire que chaque pays peut prendre en charge ses propres hommes. Mais, au fur et à mesure que la force n’est plus en mesure de détenir cette capacité, il va falloir faire appel à l’aide extérieure, à savoir la France, l’Union européenne, les États-Unis. Et ça va encore faire revenir une idée selon laquelle il y a déjà une force étrangère qui est derrière la force de la Cedeao pour intervenir au Niger. Donc, tout ça lève des équivoques, des questions auxquelles il va falloir que la Cedeao réfléchisse pour établir une stratégie au Niger.
Et si on doit récupérer le Président Bazoum, qui est séquestré à l’intérieur du Palais du Niger qui se trouve dans un camp militaire, il va falloir maintenant traverser le camp militaire, neutraliser toutes les forces et la Garde présidentielle. Et peut-être au péril même de sa vie. Ce sont des risques qui sont là. Je pense que l’option diplomatique, la négociation, la médiation restent jusqu’à maintenant la meilleure option pour faire libérer le Président Bazoum et rétablir l’ordre constitutionnel au Niger.Par rapport au commandement et des hommes à fournir, est-ce que c’est par rapport au poids des États membres. Par exemple, il y a le Nigeria, qui est la locomotive, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, ou bien la participation sera volontaire ?
L’État-major de la force de la Cedeao se trouve aujourd’hui à Abuja au Nigeria. Et actuellement, pour faire cette opération, le Nigeria est le pays qui va prendre un peu les devants pour déployer ses forces. Et Alassane Ouattara a dit qu’il va envoyer entre 850 et 1100 hommes pour le compte de la Côte d’Ivoire. Et puis la ministre des Affaires étrangères avait rappelé que le Sénégal sera certainement le pays qui va contribuer le plus en matière de déploiement des forces militaires. Mais, aujourd’hui, le Sénat nigérian n’est pas favorable au déploiement des forces militaires au Niger. Je rappelle aussi que le Nigeria partage la frontière avec le Niger et il y a des communautés qui vivent de part et d’autre de ces pays-là.
Ce qui veut dire que le Sénat du Nigeria n’est pas d’accord à 93% pour une intervention militaire au Niger. Et je ne pense pas que si le Nigeria ne le fait pas, que les autres pays vont le faire.
Au-delà de ça, il faut maintenant le mandat du Conseil de sécurité des Nations unies pour intervenir. Pour dire que la Cedeao a un discours un peu va-t-en-guerre, mais il faut comprendre que l’intervention militaire n’est pas facile. Il va falloir maintenant un certain nombre d’étapes à franchir pour intervenir au Niger…Si par exemple la force de la Cedeao arrive à rétablir l’ordre constitutionnel, à ramener le Président Bazoum au pouvoir, il va falloir maintenant qu’elle reste au Niger. Mas pendant combien de temps, on ne sait pas. Combien ça va coûter, on ne sait pas. Je rappelle que la force Barkhane coûtait à la France 1 milliard d’euros par an. Et je ne pense pas que la Cedeao ait les moyens de financer cette opération ne serait-ce que pendant une année. Je pense qu’au-delà même de la stratégie militaire, il va falloir penser à la stratégie de cette intervention, qui est quasiment impossible.
D’ailleurs, la preuve en est que normalement la Cedeao (Réunion des Cemga) devait avoir une réunion à Accra samedi dernier, elle a été reportée. Je pense que la Cedeao est en train de réfléchir encore une fois à la stratégie qu’elle va devoir mettre en œuvre pour intervenir au Niger. Donc, ce n’est pas aussi facile que ça. C’est la raison pour laquelle on peut dire que la Cedeao a proféré cette menace… Par ailleurs, il y aura une balance entre les pays dirigés par les putschistes et les pays dirigés par des gouvernements démocratiquement élus. Aujourd’hui, je pense que la Cedeao doit plutôt réfléchir à des mécanismes.Le Cap-Vert n’est pas favorable à une intervention militaire. L’Algérie, qui reste une voisine très puissante du Niger, qui est aussi contre, plus les pays dirigés par les putschistes. Ce qui fait que finalement, en dépit du soutien des États-Unis ou de l’Union européenne, ça devient compliqué de matérialiser l’option militaire ?
Je pense qu’aujourd’hui si la Cedeao déploie des forces, il y a les trois ténors qui sont un peu en avant de l’intervention militaire, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Nigeria. Les autres pays le suivent, mais je ne pense pas qu’ils soient en mesure de déployer des forces pour intervenir au Niger. Si par exemple la Cedeao intervient et qu’elle n’a pas le soutien de la Mauritanie, de la Guinée Conakry et du Tchad ? Le Sénégal est un peu coupé du Niger, l’opérationnalité pose problème. Où est-ce que le Sénégal doit passer ? Même si le Sénégal passe par la Mauritanie, il va falloir passer par le Mali, et ce n’est pas possible. L’opérationnalité de l’intervention militaire du Sénégal déjà pose problème. Donc, ce sont des problèmes qui se posent maintenant, il va falloir qu’on réfléchisse, selon moi, à la possibilité de recourir à l’option diplomatique qui, jusqu’à présent, n’a peut-être pas donné ses fruits. Mais, elle reste toujours la meilleure option pour faire revenir l’ordre constitutionnel au Niger. Il ne faut pas perdre de vue que ce sont 10 ans de terrorisme dans le Sahel. -
Les nigériens unis et solidaires face à la CEDEAO !

Aussitôt le coup d’état confirmé par la junte à travers une déclaration sur les antennes de la télévision nationale le 26 juillet passé, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Monétaire et Économique Ouest Africaine ( UEMOA) se sont manifestées avec toute une batterie de sanctions inhumaines et inédites dans l’histoire africaine. Blocus économique totale , fermeture des frontières, gel des avoirs ,rupture de l’alimentation électrique par le Nigeria.
Soutenu et poussé par la France les plus zélés des présidents ouest africains comme Bola Tinibu, Ouattara Macky et Talon ont multiplié les menaces et les déclarations aussi inacceptables et méprisantes vers le Niger et son peuple. Mais c’est sans compter avec la détermination de ce peuple très jaloux de sa dignité et aspirant à une véritable indépendance.
C’est pourquoi au lieu de révolter les citoyens contre le nouveau régime militaire , la CEDEAO a plutôt créer les conditions d’un véritable soutien aux nouveaux maîtres de Niamey. Jour et nuit ce sont des marchés de soutien et des déclarations qui fusent de partout . Le soutien le plus illustrant est le meeting mémorable du dimanche 6 août au Stade Général Seyni Kountche.
En effet plus de 30.000 personnes ont pris part à ce meeting rehaussé par la présence du membre du CNSP. -
Le deuxième dialogue numérique pour la région de Niamey

ANIWEB
IMS
L’Association Nigérienne des Web Activistes (ANIWEB) a tenu ce 18 juillet 2023 le deuxième dialogue numérique pour la région de Niamey. Ce Dialogue a regroupé les web-Activistes,les Blogueurs,les promoteurs des pages et Web TV ainsi les partenaires de International Media Support (IMS) et a traité sur les lois et les réglementations en matière de données à caractère personnel au niger.




Il faut noter que ce « dialogue numérique » qui s’est déroulé à la maison du citoyen entre dans le cadre du projet :« Participation des acteurs numériques et des jeunes à promouvoir des actions en faveur de la protection des données à caractère personnel, de la vie privée et la lutte contre la désinformation au Niger » Ce projet a été financé par International Media Support IMS à travers son programme Sahel.
