• Non, cette photo ne montre pas une usine de fabrication d’avions de chasse dans l’AES

    Le 15 août 2024, une publication Facebook a partagé une image prétendant montrer une usine de fabrication d’avions de chasse située dans un pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). En réalité, la photo montre une usine de fabrication d’avions de chasse F-35 appartenant à Lockheed Martin, une entreprise américaine.

    La publication a été partagée par la page Le Nabiga, qui compte environ 19 000 abonnés. L’image montre plusieurs avions en cours d’assemblage dans un hangar, avec un logo affichant « AES », accompagné des drapeaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que des portraits des présidents de ces pays : Assimi Goïta (Mali), Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et Abdourahamane Tiani (Niger).

    Le texte qui accompagne l’image affirme que cette usine aurait pour objectif de « produire 10 avions de chasse par jour » et ajoute qu’au Niger « l’unité de fabrication vise à produire 22 avions de chasse par jour. »

    Une usine d’avions F-35  d’une société américaine

    Pour vérifier cette affirmation, une recherche d’image inversée via Google Lens a été effectuée. Elle nous a rapidement dirigés vers un article publié par le média taïwanais China Times le 26 septembre 2023. Dans cet article, la même photo est utilisée pour illustrer un article sur les chasseurs furtifs F-35 de Lockheed Martin. Ces avions sont décrits comme étant très populaires à travers le monde, avec de nouveaux clients chaque année. L’article précise que l’armée américaine est le principal client de cet avion « très avancé ».

    De plus, la photo a également été publiée le 18 juillet 2024 sur la page Facebook Aviation Liker, avec la légende suivante : « Lockheed Martin F-35A Lightning II ».

    Des recherches  avec des mots clés ont permis de découvrir que Lockheed Martin, l’une des plus grandes entreprises mondiales dans le domaine de la défense et de l’aérospatial, possède des usines dans différents pays, notamment aux Etats-Unis, au Canada et dans différents pays européens. Cependant, aucune de ces usines n’est située en Afrique de l’Ouest.

  • Non, le Niger n’est pas le pays le plus touché par la variole du singe

    ANIWEB,
    Projet : #KOLOCHI 2.0

    Plusieurs pages Facebook ont relayé, les 17 et 18 août, une fausse information affirmant que le Niger serait le pays le plus affecté par la variole de singe. Cette allégation est dénuée de tout fondement.

    « Plus de 47000 cas de la variole de singe signalé à Niamey et ses environs. A ce jour, le Niger est le pays le plus touché au monde » dit le post. Il a été partagé le 17 août par la page Team Guinée, où il a suscité un vif débat avec plus de 90 commentaires. Il a été repris par d’autres pages (ici et ici).

    Beaucoup d’internautes ont directement souligné que cette information est erronée. « Le Niger étant un pays sahélien ne connaît pas les maladies tropicales… Pas de mer pas de forêt au Niger par conséquent, les maladies type tropicales le Niger ne connais pas », a réagi un internaute.

    Aucun cas signalé dans le pays

    Aniweb a vérifié cette information et l’a trouvée erronée. En effectuant une recherche avec des mots clés « Variole du singe Niger », aucune communication des autorités compétentes n’a été trouvée concernant des cas confirmés de variole de singe dans le pays. Une information du 21 août 2024 de l’Agence nigérienne de presse, citant un communiqué du Secrétaire général du ministère de la Santé Publique, souligne « deux cas suspects… en cours d’investigation » signalés dans la région de Zinder, à Belbédji, une commune rurale située à 851 km de Niamey. Le communiqué ordonne aux centres de santé de procéder à des prélèvements pour tout cas suspect et de prendre des précautions de transport et de communication en matière de gestion des risques.

    En faisant une recherche avec les mots-clés « Pays le plus touché par la variole de singe », on trouve un communiqué du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies  (CDC Afrique) qui précise que « la RDC est le pays qui a le plus des cas reportés à ce jour avec 96% des cas et 97% des décès ». CDC Afrique, qui a d’ailleurs déclaré la variole du singe comme  « urgence de santé publique » le 13 août, précisait qu’à cette date 17 541 cas de Mpox dont 517 décès avaient été reportés dans 12 pays  africains en 2024. Ces pays sont l’Afrique du Sud, le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda, la RDC, le Burundi, la RCA, le Congo Brazza,  le Cameroun, le  Nigéria, la Côte d’Ivoire et le Libéria.

    La variole du singe est définie par l’OMS comme une maladie virale provoquée par l’orthopoxvirus simien et se transmettant principalement par contact étroit entre personnes ou avec des objets contaminés. Dans certaines régions, elle peut également être transmise des animaux sauvages infectés à l’humain.

    L’information selon laquelle le Niger est le pays le plus touché par cette épidémie est fabriquée de toutes pièces et n’est basée sur aucun élément factuel.

  • On a vérifié une note attribuée au PNDS Tarayya contre le CNSP

    On a vérifié une note attribuée au PNDS Tarayya contre le CNSP

    Une récente publication sur Facebook a fait circuler une note attribuée au Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS Tarayya), appelant à une mobilisation contre les militaires du CNSP, au pouvoir depuis le coup d’État du 26 juillet 2023. Ce document est cependant un faux.

    Intitulé « Note aux Structures de PNDS Tarayya », le document a été relayé sur  Facebook le 18 août 2024 par un internaute régulièrement impliqué dans la diffusion de fausses informations et de discours haineux. La note, prétendument signée par le secrétaire général du PNDS Tarayya, ancien parti au pouvoir avant le coup d’État, appelle à la mobilisation contre le CNSP, affirmant que ce dernier « n’a plus l’intention de définir un terme à la transition et d’organiser les élections ».

    La note suggère également que des instructions précises seraient prochainement envoyées aux membres du parti en vue de préparer une lutte contre le pouvoir militaire en place. L’auteur de la publication accompagne le document de commentaires incendiaires, évoquant une « déclaration de guerre entre le CNSP et le régime satanique déchu ».

    Un communiqué inexistant dans les médias nigériens

    Afin de vérifier l’authenticité de cette note, ANIWEB a mené une recherche sur Google avec les mots-clés « Niger : note aux Structures de PNDS Tarayya août 2024 », sans aucun résultat probant. Si ce document avait été authentique, il aurait certainement attiré l’attention des médias nigériens et internationaux.

    De plus, aucun signe de cette note n’apparaît sur les canaux officiels du PNDS Tarayya. La page Facebook PNDS Tarayya-Bureau Exécutif Fédéral de Diffa_Organisation_Politique, par exemple, n’a publié aucun communiqué e depuis septembre 2023.

    Un article publié le 28 août 2024 sur le site Niger Diaspora, souligne également que le document attribué au PNDS Tarayya ne répond pas « aux critères de l’authenticité ».

    Un « faux grossier »

    Face à la diffusion de ce faux communiqué, le PNDS Tarayya a rapidement réagi. Un démenti a été publié le même jour par maître ILLO Issoufou, avocat du parti, qualifiant la note de « faux grossier » et affirmant qu’elle « n’émane ni du PNDS ni de ses dirigeants ». Le parti a également annoncé son intention de porter plainte contre les auteurs de cette manipulation.

    Ce faux communiqué intervient dans un contexte de tensions politiques au Niger. Le CNSP a suspendu les activités politiques sur l’ensemble du territoire, et plusieurs figures influentes du PNDS sont actuellement en détention ou en exil.

    Le parti est par ailleurs traversé par des dissensions internes, notamment entre les partisans de l’ancien président Mohamed Bazoum et ceux de son prédécesseur, Mahamadou Issoufou.

  • Faux métro au Niger : cette publication trompeuse montre plutôt un train de Dakar

    Faux métro au Niger : cette publication trompeuse montre plutôt un train de Dakar

    La publication Facebook date du 10 août 2024. Elle montre un train flambant neuf, accompagnée d’une photo du président de la transition nigérienne Abdourahamane Tiani, avec un message où est écrit « Metro Niger ».

    Le message associé prétend qu’un train circule toutes les 10 minutes à travers les régions de Tahoua, Maradi, Zinder, Diffa et Agadez. L’image du train affiche le drapeau du Niger, tandis que deux autres drapeaux, dont l’un est en partie caché par une lettre B, présentent des couleurs similaires à celles du drapeau sénégalais.

    Cependant, une recherche d’image inversée révèle que cette photo a été publiée le 9 février 2023 sur Seneplus.com, dans un article intitulé : « TER, les ambitions de Macky pour Thiès ». Cette image illustre les ambitions de l’ancien président sénégalais Macky Sall pour prolonger la ligne du Train Express Régional (TER) de Dakar à la ville de Thiès, inaugurée en 2019. Les attributs de l’image partagée sur Facebook correspondent à ceux de la photo sénégalaise, à l’exception du drapeau du Niger.

    Il n’y a pas de métro au Niger

    Actuellement, le Niger ne dispose pas de ligne ferroviaire opérationnelle. Entre 2014 et 2016, sous la présidence de Mahamadou Issoufou, le pays a construit la ligne Niamey-Dosso en partenariat avec l’entreprise Bolloré. Bien que la ligne ait été inaugurée le 29 janvier 2016, elle est restée non opérationnelle.

    De plus, le 9 février 2021, l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari a lancé les travaux pour une ligne ferroviaire reliant Kano au Nigéria à Maradi au Niger. Ce projet de 284 km, estimé à 2 milliards de dollars, est très attendu pour faciliter les échanges entre les deux pays voisins. Les travaux sont actuellement en cours côté nigérian.

    En conclusion, la photo du TER de Dakar a été manipulée pour tromper le public en lui faisant croire qu’il s’agit d’un métro au Niger, ce qui est incorrect.

  • Saison hivernale 2024: le Niger subit de plein fouet les effets des changements climatique

    Saison hivernale 2024: le Niger subit de plein fouet les effets des changements climatique

    Incontestablement au Niger , la saison hivernale 2024 connaît des fortes précipitations. Certaines localités du pays ont reçu en une journée des averses qu’elles cumulent parfois en un an. C’est le cas de certains villages de la commune rurale de Simiri du département de Oualam ,région de Tillaberi dans la partie Ouest du pays , qui ont enregistré en une seule journée plus de 200mm. Ces fortes pluies ont provoqué des inondations qui ont touché toutes les huit (8) régions du pays avec des conséquences lourdes. Selon le comité national de gestion et de prévention des inondations qui a fait la situation au dernier conseil des ministres , ces inondations a la date du 20 août 2024 ont causé 217 pertes en vie humaine dont 108 par noyade et 109 par effondrement d’habitations, ainsi que , 200 blessés enregistrés.et 353287 sinistrés . A cela s’ajoutent des dégâts matériels importants . 39479 maisons effondrées, 16964 têtes de bétail décimés . Plusieurs axes routiers ont étés endommagés enclavant plusieurs localités du pays parmi lesquelles la ville de Niamey , capitale du Niger. Quatre des six axes reliant la ville aux régions et a l’extérieur étaient coupés par les eaux bloquant la circulation pendant plusieurs jours. Ceci a entraîné des ruptures de carburant dans la capitale nigérienne alors l’essence est disponible à quelques km de la ville dans les cubes de la société nigérienne du pétrole et dans plusieurs camions citernes bloqués par les eaux. Mais la situation est revenue à la normale surtout sur la route nationale no1 grâce aux efforts déployés par le ministère des transports et de l’équipement.le conseil national pour la sauvegarde de la patrie et le gouvernement ont décidé de prendre des dispositions pour épargner les nigériens de telles situations. Le conseil des ministres du 22 août a indiqué que douze milliards (12000000000) seront investis dont deux milliards sur les fonds collectés par la commission de lutte contre la délinquance économique,financière et fiscale (COLDEEF) et dix milliards (10000000000) sur le budget national.
    Ces inondations ont également touché le Burkina Faso et le Mali . C’est pourquoi le président en exercice de la confédération des l’alliance des États du Sahel ( AES) , le colonel Assimi Goita du Mali a présenté ses sincères condoléances et sa compassion au peuple meurtri de la confédération. ils a salué aussi les efforts fournis par les autorités des trois pays et l’élan de solidarité des populations de l’AES en vue de porter assistance aux sinistrés.
    Ces inondations font ressortir l’extrême vulnérabilité des pays africains qui subissent de manière injuste les conséquences drastiques des effets liés aux changements climatiques. N’étant pas pollueurs les pays africains sont le plus impactés par les conséquences des changements climatiques.
    Des mesures doivent être prises par États pour que des situations d’isolement des grandes ne se reproduisent plus même en cas d’inondation .

  • DATAROBOT : Alerte escroquerie : attention à la plateforme Data Robot qui piège les investisseurs nigériens  

    DATAROBOT : Alerte escroquerie : attention à la plateforme Data Robot qui piège les investisseurs nigériens  

    Cette publication de Jaridar Muryar Talakkawa publiée dans le groupe Facebook FirstNiger incitait les abonnés à investir dans une entreprise nommée Data Robot, promettant des gains substantiels. Cependant, il s’agit d’une escroquerie en ligne.

    Selon la publication faite sur FirstNiger avec data robot, ce sont des bénéficies journaliers qu’on obtient. Il suffirait d’investir sur les produits de data robot pour gagner beaucoup d’argent. Ces gains seraient perçus par le canal des sociétés de transfert d’argent. Cette publication est accompagnée d’un tableau de types de produits data robot, la durée et les bénéfices journaliers en fonction des montants d’investissement.


    La plateforme d’investissement Data Robot, qui promettait des rendements alléchants de 3% par jour, s’est révélée être une vaste escroquerie. De nombreux Nigériens ont été dupés en investissant des sommes importantes variant de 3000 à  3 000 000 de Frans CFA, sans que cela génère le gain attendu. Parmi les victimes figurent :

    Abdoulaziz Mounkaila contacté par téléphone qui dit ‘’avoir investi une somme de cent mille (100 000) francs dans cette entreprise data robot’’.

    Ali Siradjé Salissou qui a témoigné dans un entretien qu’il a nous accordé’’ j’ai investi dans cette affaire une somme de deux cent cinquante mille (250 000) Francs CFA’’.  En effet, le délai de perception de retour sur investissement étant dépassé sans que les clients ne reçoivent leur dû, ils se sont rendus au niveau des sièges de data robot de Niamey et Maradi. Malheureusement ils ont trouvé les locaux fermés et les responsables ont disparu. Face à l’ampleur de cette affaire, la Police judiciaire a lancé un avertissement à l’escroquerie. Les autorités rassurent le public en affirmant que des mesures sont en cours pour mettre hors d’état de nuire les malfaiteurs.

    COMMUNIQUE DE LA POLICE NATIONALE

    En réalité, Data Robot est une entreprise relativement récente dans le domaine de l’intelligence artificielle https://www.datarobot.com. Elle a débuté ses activités au Niger en avril 2024. Des étrangers associés à des Nigériens sont les promoteurs de cette entreprise en ligne.


    En conclusion, Data Robot est un exemple typique d’arnaques en ligne qui prolifèrent sur Internet. Cette affaire met en garde les internautes sur les risques liés aux investissements non réglementés et à l’importance de vérifier la fiabilité des plateformes avant de verser de l’argent.

  • Attention à cette fausse vente aux enchères au nom des Douanes nigériennes qui circule sur les réseaux sociaux

    Attention à cette fausse vente aux enchères au nom des Douanes nigériennes qui circule sur les réseaux sociaux

    Un post partagé sur X (anciennement Twitter) et dans divers groupes WhatsApp, prétendument publié au nom du Colonel Abou Oubandawaki, directeur général des Douanes nigériennes, invite les utilisateurs intéressés par une prétendue vente aux enchères de véhicules à s’inscrire via un numéro WhatsApp pour participer à cette opération. C’est une arnaque.

    Diffusé le 24 Juillet 2024 dans un groupe WhatsApp dénommé « SOUTIEN AU CNSP DE LA COMMUNE RURALE DE N’GONGA », qui comptait 319 membres au 29 juillet 2024. Selon cette publication, la Direction Générale des Douanes du Niger procéderait à la vente de plusieurs véhicules le 3 août 2024 sur un site portuaire nigérien.

    Le message partagé aussi sur X donne des détails sur la procédure d’inscription, demandant aux intéressés d’envoyer une pièce d’identité et de payer des frais par mobile money. En retour, un reçu associé à un code QR serait généré, donnant accès au lieu de vente. Le faux communiqué affirme également que chaque inscrit repartirait avec au moins un véhicule, tout en précisant que les places sont limitées. Les frais d’inscription sont fixés à cent mille francs CFA (100 000 F CFA), avec une date limite au 2 août pour compléter les formalités. La publication inclut également une liste de marques de véhicules disponibles, accompagnée de leurs prix et quantités.

    Une escroquerie

    La direction générale des Douanes du Niger n’a initié aucune vente aux enchères de véhicules. En réalité, la page à l’origine de cette annonce a été créée le 1er juillet 2024 et le faux communiqué a été publié le même jour. La Direction Générale des Douanes  a rapidement réagi en publiant un démenti largement diffusé sur les réseaux sociaux.

    Selon ce démenti, le communiqué en question émane d’un faux profil associé au nom du directeur général, Colonel Abou Oubandawaki. Le chef du service des relations publiques et de la communication des Douanes a précisé que le faux avis ne respecte ni le contenu, ni la forme, ni la procédure de publication en vigueur au sein de la Douane nigérienne. La direction générale des Douanes a par ailleurs annoncé qu’elle saisirait les autorités compétentes pour sanctionner cette escroquerie.

    En conclusion, le faux communiqué vise à tromper les usagers et à les soutirer de l’argent ou des données. Soyez vigilants et ne vous faites pas avoir.

  • Attention à la manipulation : une vidéo de 2019 faussement associée au CNSP

    Attention à la manipulation : une vidéo de 2019 faussement associée au CNSP

    La vidéo largement répandue
    sur le réseau social Facebook montre un groupe de personnes en train de lire
    une déclaration de presse avant d’être dispersé par les forces de l’ordre. La
    vidéo a été prise en 2019 à Maradi et n’a aucun lien avec la gestion des
    militaires du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie(CNSP).

    Le post Facebook de l’activiste Omar Coulibaly comptabilise 59 000 abonnés et montre l’interruption d’une conférence de presse de la société civile de Maradi par des forces de l’ordre. Ces derniers ont fait irruption sur les lieux afin de disperser les participants à cette déclaration.

    La vidéo en question date de 2019

    Une recherche sur le réseau social Facebook avec les mots clés « déclaration société civile Maradi 2019 » a permis de retrouver la vidéo sur le page du journal le Souffle de Maradi et sur les pages et profils de plusieurs autres Web-Activistes nigériens. Les commentaires précisent que la société civile nigérienne s’est intéressée à la situation sécuritaire préoccupante surtout dans certaines localités de la région de Maradi frontalières du Nigeria qui sont fréquemment victimes des exactions des bandits armés.

    Ensuite, contacté par nos soins, Yacouba Labo, acteur de la société civile de la région de Maradi et membre de la coordination régionale de Tournons La Page (portant chemise rouge dans la vidéo) a confirmé que la vidéo a été prise en 2019 lorsque leur cadre rendait une déclaration de presse pour décrier la situation sécuritaire qui sévit dans les communes  rurales de Gabi et Safo : « C’était le 14 Avril 2019 à Maradi, capitale économique du Niger situé 625Km de Niamey la capitale que nous avons été dispersés par la police. Je confirme que c’est en 2019 et non en 2024 ».

    La vidéo a été publiée hors de son contexte pour faire croire à une bavure du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie.

  • Faux : Cette information a été attribuée au ministre nigérien des sports, de la jeunesse, des arts et de la culture

    Faux : Cette information a été attribuée au ministre nigérien des sports, de la jeunesse, des arts et de la culture

    Un post X prétend que le ministre des sports, de la jeunesse, des arts et de la culture du Niger a été recalé pour participer à l’ouverture des Jeux Olympiques. Le post qui reprend un article du Journal Africa Intelligence précise que : « La France, dont les relations avec le Niger sont totalement gelées, a ainsi retoqué trois noms de la liste transmise par le CIO concernant ce pays. Parmi eux figure le colonel major Abdourahamane Amadou, ministre des sports, de la jeunesse, des arts et de la culture ».

    La publication ajoute que : « Niamey avait fait parvenir une demande d’accréditation pour près de soixante personnes, athlètes compris. Plusieurs officiels nigériens, sans liens directs avec le JO, avaient aussi sollicité des laissez-passer ou de leur renouvellement ……… ».

    Le cabinet du ministre nigérien des sports, de la jeunesse, des arts et de la culture dément cette information de Africa intelligence

    Le mardi 23 juillet 2024, dans une note de mise au point sous forme d’un droit de réponse, les services de communication du Ministre des sports, de la jeunesse, des arts et de la culture des Sports ont entièrement démenti les informations publiées par le journal Africa Intelligence. Selon le cabinet du ministre des sports joint au téléphone par l’ANIWEB, le Ministre n’a jamais soumis une demande de visa pour assister aux Jeux Olympiques de Paris 2024. « Nous regrettons la diffusion de ces informations erronées qui peuvent nuire à l’image de notre pays et de ses dirigeants. Le gouvernement nigérien appelle les médias à faire preuve de rigueur et de véracité dans leurs reportages, en s’appuyant sur des sources fiables et vérifiées »

    Cette note ministérielle a été aussi largement partagée par les médias en ligne

    S’agissant de la délégation nigérienne, le choix des participants a été mené suivant un processus qui respecte les critères établis par le Comité International Olympique (CIO).  « Aucune demande d’accréditation pour des personnes sans liens directs avec les JO n’a été faite » rapporte le document. Aussi, « la gestion des demandes de visa a été réalisée en coopération avec les autorités compétentes, en l’occurrence l’ambassade d’Espagne, selon les procédures habituelles ».

    Depuis les évènements du 26 juillet 2023 ayant abouti au coup d’État au Niger, ce n’est pas pour la première fois que ce journal publié des allégations sur le Niger.

    Cette information publiée par le journal Africa Intelligence relative au recalage du ministre des sports, de la jeunesse, des arts et de la culture du Niger pour participer à l’ouverture des Jeux Olympiques est fausse.

  • Attention à cette infox attribuée à la CEDEAO sur les relations entre le Niger et le Bénin

    Attention à cette infox attribuée à la CEDEAO sur les relations entre le Niger et le Bénin

    Selon un post publié sur la page Facebook Liberté, la CEDEAO s’est félicitée de l’amorce du dialogue entre le Niger et le Bénin et encourage les deux pays à une reprise de leur coopération interrompue depuis le 30 Juillet 2023.  

    Cette publication a été publiée le 5 Aout 2024  sur la page Liberté créée le 22 Juillet 2021 à Marseille (France) qui dispose de 146 000 abonnés. Elle s’intéresse surtout à l’actualité politique et diffuse peu de fausses informations. Selon cette page, la CEDEAO aurait exprimé sa satisfaction suite au début du dialogue amorcé entre le Niger et le Bénin dont l’objectif est la normalisation de leurs relations diplomatiques notamment la reprise de la circulation des personnes et des biens entre les deux Etats.

    Cette publication qui intervient après la visite des deux anciens présidents du Bénin Thomas Boni Yayi et Nicéphore Soglo au Niger et le séjour d’une délégation nigérienne conduite par le ministre de l’Intérieur, le Général de brigade Mohamed TOUMBA Aboubacar à Cotonou, capitale du Benin ; est fausse.

    L’information rapportée sur la page Liberté n’a pas été diffusée par les canaux officiels de communication et d’information de la CEDEOA et des Etats concernés.

    En outre les portes de la représentation de la CEDEAO à Niamey sont fermées suite aux manifestations des populations demandant son départ après les sanctions qu’elles jugent illégales.

    Jusqu’à présent la coopération entre le Niger et le Bénin reste tendue. Mieux la CEDEAO n’a proposé ni encouragé une médiation entre les deux pays voisins pour un retour à la normale.

    En somme la CEDEOA qui est à la base de la rupture des relations de coopération entre le Niger et le Bénin en imposant des sanctions au Niger parmi lesquelles la fermeture des frontières aériennes et terrestres avec le Niger depuis le 30 Juillet 2023 ; ne s’est pas exprimée suite au début des échanges entre ces deux pays frères. Cette information publiée sur la page Facebook Liberté ne provient pas de la CEDEAO. 

Association Nigérienne des Web-Activistes 

« Le cyber-activisme est l’utilisation de techniques de communications et de socialisation basées sur internet pour créer, opérer ou gérer toute
forme d’activisme. »

#Cyber-activisme

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