La journée du 29 septembre a été consacrée au Digital Youth Workshop, organisé dans le cadre d’un partenariat entre Digitalise Youth et la Fondation Kofi Annan. Cette rencontre a réuni de jeunes acteurs, défenseurs des droits numériques, militants et promoteurs de la démocratie venus de plusieurs pays africains autour des enjeux liés à la citoyenneté numérique, à la participation civique et à la souveraineté technologique.

Les travaux se sont articulés autour de plusieurs panels consacrés aux grands défis auxquels la jeunesse africaine est confrontée dans l’espace numérique.

Le premier panel, consacré à la « Digital Democracy and Citizenship », a été présenté par MBi Aziseh, du Cameroun. Les échanges ont porté notamment sur le rôle du numérique dans le renforcement de la citoyenneté, de la participation démocratique et de l’engagement des jeunes.

Le deuxième panel, consacré à la participation civique en ligne, a été animé par Aïssa Dabo, membre d’Africtivistes au Sénégal. Cette session a permis d’examiner les opportunités offertes par les plateformes numériques pour favoriser l’engagement citoyen, tout en mettant en lumière les défis liés à l’accès à l’information, à la désinformation et à la protection des droits fondamentaux en ligne.

La question de l’intelligence artificielle et de la souveraineté des données a également occupé une place importante dans les discussions. Cette session a été présentée par Samaila Atsen Bako de Code for Africa, avec un accent particulier sur les enjeux liés à la maîtrise des données africaines, à l’évolution rapide des technologies d’intelligence artificielle et à la nécessité de renforcer les capacités des acteurs du continent.

Le Niger était également représenté à travers Rabilou Nana Aïchatou, de l’Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB), qui a présenté le thème : « Construire des coalitions pour le changement : comment impacter grâce au plaidoyer ».

Son intervention a mis en avant l’importance de la mise en réseau des organisations de la société civile, des jeunes activistes, des défenseurs des droits numériques et des acteurs engagés dans la promotion de la démocratie. Elle a également souligné le rôle du plaidoyer collectif dans la transformation des recommandations issues des espaces de dialogue en actions concrètes.

Des recommandations pour renforcer les collaborations

S’appuyant sur les enseignements et expériences issus de 14 pays africains, le Digital Youth Workshop a constitué un espace de réflexion sur les possibilités de collaboration et de plaidoyer entre les défenseurs des droits numériques, les jeunes militants et les acteurs engagés en faveur de la démocratie sur le continent.

Les différentes sessions ont permis aux participants de partager leurs expériences, d’identifier les principaux défis rencontrés dans leurs contextes respectifs et de dégager des pistes de collaboration pour les prochaines étapes.

Les échanges ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue entre les gouvernements, les acteurs technologiques et la société civile, afin de favoriser l’adoption et la mise en œuvre des recommandations formulées par les participants.

À travers ces discussions, le Digital Youth Workshop confirme l’importance de donner une place accrue à la jeunesse africaine dans les débats sur l’avenir du numérique, la démocratie, les droits humains et la gouvernance des technologies.

Pour les participants, l’enjeu est désormais de transformer les échanges et recommandations en actions collectives, stratégies de plaidoyer et coalitions capables d’influencer durablement les politiques publiques numériques en Afrique.

Rabilou Nana Aïchatou, de l’Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB)

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