-
Niamey IV : Un dialogue numérique pour renforcer l’éducation aux médias et la citoyenneté numérique

Dans le cadre de la deuxième phase du projet « Éducation aux médias : Guide du citoyen connecté au Niger », l’Arrondissement Communal Niamey IV (quartier Aéroport) a vibré, ce samedi 13 juin 2026, au rythme d’un dialogue numérique citoyen. Une initiative portée par l’Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB) et ses partenaires.
Mis en œuvre par l’Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB), cet événement s’inscrit en droite ligne des activités de sa coalition numérique. Pour rappel, cette synergie a été mise en place depuis 2022 par International Media Support (IMS) dans le cadre de son programme Sahel.

L’objectif de cette deuxième phase du projet « Éducation aux médias : Guide du citoyen connecté au Niger » est clair : armer les citoyens face aux défis du monde numérique, à commencer par la base, au cœur même des quartiers.
Les grands axes du dialogue :
✓Sensibilisation à la lutte contre la désinformation (infox).
✓Promotion d’un usage responsable des réseaux sociaux.
✓Éveil à la citoyenneté numérique et à la culture des médias.

La grande innovation de cette session de Niamey IV réside dans son approche pédagogique. Pour briser les barrières linguistiques et garantir une inclusion totale, les formateurs ont dispensé les modules en langues locales.

Cette méthode a permis de vulgariser des concepts techniques liés au numérique (algorithmes, fake news, cyberharcèlement) et de les rendre accessibles à l’ensemble des participants, quel que soit leur niveau d’instruction formelle.
« Utiliser nos propres mots pour parler du numérique change tout. On comprend mieux les dangers et comment se protéger sur internet. »
Un jeune participant du quartier Aéroport.
L’approche communautaire et de proximité choisie par l’ANIWEB a été vivement saluée par les jeunes de l’arrondissement. Présents en nombre, ils ont activement pris part aux débats, partageant leurs expériences quotidiennes sur les plateformes digitales.

Face au succès de cette journée, les bénéficiaires ont lancé un plaidoyer vibrant à l’endroit de l’ANIWEB et de ses partenaires, les invitant à multiplier ce genre d’initiatives dans les autres quartiers de la capitale et à l’intérieur du pays, afin de bâtir une communauté de « citoyens connectés » résiliente et responsable.
-
Forum multi-acteurs sur la citoyenneté et les droits numériques des jeunes au Niger : l’ANIWEB appelle à un engagement renforcé pour un espace numérique respectueux des droits

L’Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB) a organisé, le jeudi 4 juin 2026 à l’Hôtel Terminus de Niamey, un forum multi-acteurs sur la citoyenneté et les droits numériques des jeunes au Niger. Cette rencontre a marqué la clôture du projet « Acteurs numériques et jeunesse engagée pour un espace civique respectueux des droits au Niger », mis en œuvre par l’ANIWEB avec l’appui financier de Digital Democracy Initiative.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été placée sous le patronage du Président de l’Observatoire National de la Communication (ONC), représenté par le Dr Boubé Salifou. Dans son intervention, il a salué cette initiative qui offre un cadre d’échanges sur les responsabilités des acteurs du numérique dans un contexte caractérisé par une utilisation croissante des réseaux sociaux. Selon lui, l’éducation aux médias et à l’information demeure un levier essentiel pour promouvoir un usage responsable des plateformes numériques. Il a également réaffirmé l’engagement de l’ONC à accompagner les organisations de la société civile et les acteurs du numérique afin de faire du numérique un véritable outil de cohésion sociale et de développement.

Prenant la parole à son tour, le Président de l’ANIWEB a rappelé les principales activités réalisées dans le cadre du projet, aussi bien à Niamey que dans plusieurs régions du pays. Il a mis en lumière les résultats obtenus et les objectifs poursuivis à travers ce forum. À cette occasion, un film documentaire retraçant les différentes réalisations du projet a été projeté devant les participants.

La rencontre a également enregistré l’intervention du Président de la Haute Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel (HAPDP), qui a salué l’initiative de l’ANIWEB à travers l’organisation de ce forum qu’il a qualifié d’important cadre de réflexion et d’échanges sur les enjeux du numérique. Il a, par ailleurs, sensibilisé les jeunes sur l’importance d’une utilisation responsable des données à caractère personnel et les a exhortés à adopter de bonnes pratiques pour protéger leur vie privée dans l’espace numérique.

Pour sa part, le Président du Conseil Régional de la Jeunesse de Niamey a salué les efforts déployés par l’ANIWEB en faveur de la promotion des droits numériques et du renforcement des capacités des jeunes. Il a souligné l’importance des actions menées par l’association pour sensibiliser et outiller la jeunesse face aux défis du numérique. Il a également réaffirmé l’engagement du Conseil Régional de la Jeunesse à accompagner l’ANIWEB dans toutes les initiatives visant le renforcement des capacités des jeunes et la promotion d’une citoyenneté numérique responsable.

Les travaux ont été marqués par l’animation de deux panels thématiques. Le premier a porté sur le cadre juridique de la cybercriminalité au Niger : rôles et responsabilités des acteurs, tandis que le second a abordé la question de la loi sur la cybercriminalité et la responsabilité des acteurs numériques : rôles des activistes dans la sensibilisation et la promotion des droits numériques.

Les échanges ont permis aux participants, issus des institutions publiques, des organisations de la société civile, des médias et des organisations de jeunesse, de partager leurs expériences et d’identifier les principaux défis liés à la jouissance des droits numériques au Niger.
HAMA Adamou / ANIWEB
-
La douane nigérienne n’a pas lancé de recrutement de nouveaux agents

Source : Photo provenant de la page Facebook à vérifier
Ibrahim Awal Oumarou
FAIT : Une page Facebook, attribuée à la Direction générale des Douanes nigériennes, a annoncé le 20 mai 2026, un recrutement massif de nouveaux agents. Le post a spécifié les conditions pour l’enrôlement.
VERDICT : FAUX. L’annonce publiée sur facebook est fausse. La Direction générale des Douanes du Niger a formellement démenti. La publication vise uniquement à extorquer de l’argent et des données personnelles aux candidats potentiels.
TEXTE
Une rumeur circule sur Facebook, relayée le 20 mai 2026 par une page portant le nom de la Douane nigérienne. Cette page invite les jeunes âgés de 18 à 35 ans, titulaires des diplômes du BEPC ou du Baccalauréat, à transmettre leurs dossiers sur un numéro WhatsApp et de s’acquitter d’un paiement de 25 000 FCFA (38 euros). Pour donner du crédit au post, des images d’un hangar portant l’inscription « Douane nigérienne » et la photo d’un agent en uniforme, ont été utilisées.

Source : capture d’écran de la publication du 20 mai 2026
En moins de 24 heures, la publication a cumulé plus de 700 mentions « J’aime » et une centaine de commentaires.
Plusieurs internautes ont laissé des commentaires assurant leur intérêt pour ce recrutement annoncé.

Source : capture d’écran de quelques commentaires de la publication du 20 mai 2026
VÉRIFICATION
Les recrutements publics au Niger suivent un protocole strict :
- communiqué officiel signé,
- diffusion par les canaux institutionnels et médias publics.
L’utilisation d’un simple numéro WhatsApp est inhabituelle et suspecte. En plus, la mise en page de la publication facebook suspecte n’est pas professionnelle et la syntaxe est maladroite. Nos tentatives de joindre le numéro WhatsApp sont restées vaines.
Par ailleurs, le site web officiel des Douanes du Niger ne mentionne aucun recrutement en 2026. Aucun communiqué n’a été diffusé par les médias d’État (télévision, radio, presse écrite). L’avis de recrutement le plus récent, publié par la page web de la Direction générale des Douanes, date du 9 juillet 2025.

Source : capture d’écran recherche menée sur le site web officiel de la Direction générale des Douanes du Niger
Ajoutons que l’auteur de la fausse publication a sciemment tenté d’usurper l’identité de la page facebook de la Douane du Niger

La page officielle authentique de la Douane nigérienne a formellement démenti l’information et a appelé les populations à la vigilance. Des sites d’information nigériens, notamment Actu-Niger, ont relayé ce démenti.
CONCLUSION
Cette publication est une fausse annonce. Il s’agit d’une tentative d’escroquerie financière impliquant également un vol des données personnelles des postulants.
Cet article a été écrit dans le cadre de la bourse CJID de 6 mois du projet SAIL.
-
Niger : des journalistes formés pour mieux lutter contre la désinformation

Vingt journalistes du Niger sont réunis depuis ce lundi 4 mai 2026 au Terminus Hôtel de Niamey pour une formation de trois jours sur l’utilisation des outils d’Open sources intelligence (OSINT), pour lutter contre la désinformation. Organisé par la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO), avec le soutien d’International Media Support (IMS) et l’appui technique de l’Association Nigérienne des Web-activistes (ANIWEB), cet atelier de formation s’inscrit dans une démarche régionale de renforcement des capacités des journalistes face à la montée en puissance des manipulations de l’information en ligne au Sahel.

Les participants, venus de plusieurs villes du pays Niger – Niamey, Tahoua, Zinder et Dosso -, suivront plusieurs sessions sur les techniques de fact-checking telles que la vérification d’images et de vidéos, recherche par image inversée, analyse des réseaux de propagation de fausses informations, cartographie de narratifs et détection de contenus générés ou manipulés par l’intelligence artificielle. Une bonne partie de l’atelier sera aussi consacrée à l’investigation avancée en source ouverte et à l’analyse des écosystèmes de désinformation, incluant le SOCMINT et le network mapping.
Articulé en session théorique, étude de cas et exercices pratiques, l’ensemble du contenu pédagogique de l’atelier est aligné sur les standards professionnels de l’International Fact-Checking Network (IFCN). « Les journalistes se retrouvent en première ligne face à un flot de contenus manipulés, avec souvent des moyens limités. Il devient donc un enjeu vital de les former aux réflexes de vérification de faits pour qu’ils jouent pleinement leur rôle pour l’intégrité de l’information dans la région du Sahel », indique Soumaïla Hainikoye, Président de l’ANIWEB, qui exhorte les participants à mettre en pratique les notions qui leurs seront enseignées.

Au-delà de la dimension renforcement de capacités, l’atelier poursuit un objectif structurant, celui de jeter les bases d’une collaboration renforcée au plan national de journalistes formés au fact-checking contre les opérations d’influence et de manipulation de l’information (IMI) qui ciblent aussi bien les populations que les institutions du pays. Cet atelier de Niamey s’inscrit dans un programme plus large porté par la CENOZO et IMS, qui couvre également le Burkina Faso et le Mali.
-
Afrique de l’Ouest : Le CJID renforce les capacités des journalistes à Dakar sur le Fact-checking et l’Investigation

Du 28 avril au 1er mai 2026, la capitale sénégalaise a vibré au rythme de l’innovation médiatique. Le Centre for Journalism Innovation and Development (CJID) y a orchestré une session de formation intensive destinée aux professionnels des médias de cinq pays d’Afrique francophone.
Face aux défis croissants de la désinformation et à la nécessité de renouveler les récits médiatiques, le CJID poursuit son offensive pour un journalisme de qualité en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre de trois jours a réuni des journalistes venus du Niger, du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.
L’agenda de cette formation s’est articulé autour de trois piliers stratégiques pour le paysage médiatique actuel :
1. Des outils et méthodes pour traquer les fausses informations qui polluent le débat public.
2. Des techniques avancées pour mener des enquêtes de fond sur des sujets de gouvernance et d’intérêt général.
3. Une approche visant à mettre en lumière les réponses concrètes apportées aux problèmes sociaux, au-delà du simple constat de crise.
Contrairement aux séminaires classiques, ce programme s’inscrit dans la durée. Le CJID a annoncé la mise en place d’un mentorat de six mois. Durant cette période, les participants bénéficieront d’un suivi personnalisé par des experts pour produire des contenus à fort impact dans leurs pays respectifs.
« Ce programme s’inscrit dans une démarche de partage des connaissances et fait suite aux sessions intensives déjà menées auprès des pays des programmes SAIL et SAIL+ », précise l’organisation.
L’initiative ne se limite pas à la sphère francophone. Dans une volonté de cohérence régionale, une formation identique s’est tenue simultanément au Ghana, destinée cette fois aux journalistes anglophones de la sous-région.
Cette dynamique globale couvre les nations du programme SAIL(Burkina Faso, Niger, Mali) et du programme SAIL+(Nigeria, Ghana, Gambie, Côte d’Ivoire et Sénégal), consolidant ainsi un réseau de journalistes ouest-africains mieux armés pour faire face aux enjeux de l’heure.
Awal Oumarou Ibrahim
-
Niamey : ANIWEB sensibilise les jeunes aux droits numériques et à la responsabilité en ligne

Après les étapes de Maradi et Tahoua, c’est au tour de Niamey d’accueillir, ce samedi 25 avril 2026, un atelier de vulgarisation et de sensibilisation sur les droits numériques, organisé par l’Association Nigérienne des Web-Activistes. La rencontre s’est tenue à la Maison du Citoyen et a mis un accent particulier sur la responsabilité des jeunes dans l’espace numérique.
Cet atelier a rassemblé une diversité d’acteurs engagés dans l’écosystème numérique et médiatique, notamment des web-activistes et blogueurs, des journalistes et professionnels des médias, des représentants d’organisations de jeunesse et féminines, ainsi que des membres de la société civile.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Acteurs numériques et jeunesse engagée pour un espace civique respectueux des droits au Niger », qui vise à promouvoir un usage responsable et éclairé des outils numériques.
Dans son mot de bienvenue, Awal Oumarou Ibrahim, le Coordonnateur du projet, a rappelé les objectifs principaux de cette rencontre. Il s’agit notamment de :
- Présenter les résultats du rapport d’étude sur les droits numériques au Niger ;
- Sensibiliser les participants aux risques juridiques liés à l’usage des plateformes numériques, en particulier dans le cadre de la loi sur la cybercriminalité ;
- Encourager une prise de conscience collective sur les responsabilités individuelles dans l’espace en ligne.
Il a également souligné que la loi sur la cybercriminalité constitue désormais une réalité à laquelle tous les utilisateurs doivent se conformer, tout en remerciant les participants pour leur mobilisation.
Au cours de l’atelier, Fanta Chamsou Maigary, Assistante du projet, a procédé à la présentation des résultats de l’étude sur les droits numériques au Niger, ainsi que du document de plaidoyer élaboré dans le cadre du projet. Cette session a permis d’ouvrir des échanges riches sur les défis actuels liés à la liberté d’expression et à la régulation de l’espace numérique.
La journée s’est achevée sur une note d’engagement et d’espoir. Les participants ont pris des résolutions fortes pour améliorer leurs pratiques en ligne :
- Produire et partager uniquement des contenus fiables ;
- Bannir les discours de haine et les propos discriminatoires ;
- Refuser toute forme d’injure et de diffamation.
Cette activité s’inscrit dans le programme Digitalise Youth, porté par la Digital Democracy Initiative et soutenu par la Youth Democracy Cohort. Elle réaffirme la volonté de l’ANIWEB de placer la jeunesse au cœur de la construction d’un espace civique numérique plus sûr, inclusif et respectueux des droits au Niger.
-
Arnaque en ligne : de fausses pages usurpent l’identité de la Direction Générale des Douanes du Niger

Depuis quelques jours, un communiqué largement diffusé sur les réseaux sociaux annonce une supposée vente aux enchères de motocycles organisée par la Direction Générale des Douanes nigériennes. Ce message invite les intéressés à s’inscrire via WhatsApp, moyennant un paiement de 50 000 FCFA.
Après vérification, cette annonce présente tous les signes d’une tentative d’escroquerie en ligne. En effet, les institutions publiques ne procèdent jamais à des inscriptions ou à des paiements via WhatsApp.
Cinq pages frauduleuses identifiées
Dans le cadre de ses activités de veille numérique, l’Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB) a identifié cinq pages non officielles usurpant l’identité de la Direction Générale des Douanes. Ces pages présentent plusieurs anomalies :
- Première page : créée le 15 avril, sans le “s” à « nigériennes », avec seulement 8 abonnés, un sous-titre en minuscules et un simple numéro de téléphone comme contact.
- Deuxième page : environ 365 abonnés, également sans le “s” à « nigériennes », avec la mention « produits et services ».
- Troisième page : environ 2 500 abonnés, indiquant une localisation à Niamey (Niger), avec des coordonnées douteuses.
- Quatrième page : environ 3 100 abonnés, sans le “s” à « nigériennes », avec une localisation imprécise.
- Cinquième page : plus de 11 000 abonnés, se présentant comme une « organisation à but non lucratif », avec une couverture différente des pages officielles.
Il ressort également que la majorité des interactions (commentaires, validations) proviennent de comptes étrangers ou fictifs, ce qui renforce le caractère frauduleux de ces publications.
Appel à la vigilance
ANIWEB rappelle à la population que la seule source fiable reste la page officielle de la Direction Générale des Douanes.
Par conséquent :
- Ne payez jamais d’argent via WhatsApp pour ce type d’annonce ;
- Ne vous fiez pas aux pages non certifiées ou présentant des incohérences ;
- Vérifiez toujours les informations avant de les partager.
Sensibilisation continue
Dans le cadre de sa mission de lutte contre la désinformation, ANIWEB poursuit ses efforts pour sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques numériques. L’organisation encourage chacun à faire preuve de vigilance et à contribuer à freiner la propagation des fausses informations.
-
Niamey I : un dialogue numérique pour renforcer l’éducation aux médias et la citoyenneté numérique

Dans le cadre de la deuxième phase du projet intitulé « Éducation aux médias : Guide du citoyen connecté au Niger », l’Association Nigérienne des Web-Activistes, à travers sa coalition numérique mise en place depuis 2022 par International Media Support dans le cadre de son programme Sahel, a organisé un dialogue numérique à l’Arrondissement Communal Niamey I ce Samedi 18 Avril 2026
A suivre les moments forts avec le chargé du projet Awal Oumarou IbrahimPlacée sous le thème « Éducation aux médias et citoyenneté numérique : vers des quartiers connectés et protégés », cette rencontre a réuni experts et jeunes autour des enjeux liés à l’usage des réseaux sociaux et à la lutte contre la désinformation.
À l’ouverture des travaux, le chargé de projet, Awal Oumarou Ibrahim, a salué l’engagement des membres de la coalition numérique pour l’organisation exemplaire de cette activité. Il a également rappelé les objectifs du projet, qui visent à mettre en lumière les bénéfices des réseaux sociaux tout en sensibilisant sur les défis et les risques liés à leur utilisation.
Les échanges ont permis un dialogue constructif entre spécialistes du numérique et jeunes de la commune I. Ces derniers ont activement participé aux discussions en partageant leurs expériences et leurs préoccupations.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées par les jeunes participants :
• Renforcer l’intégration de l’éducation aux médias dans les programmes scolaires et universitaires ;
• Organiser des formations pratiques sur la vérification de l’information et la cybersécurité ;
• Intensifier les campagnes de sensibilisation contre la désinformation dans les quartiers ;
• Encourager la création de clubs et d’espaces numériques pour les jeunes ;
• Promouvoir un usage responsable et éthique des réseaux sociaux ;
• Impliquer davantage les leaders communautaires et religieux dans les actions de sensibilisation ;
• Développer la collaboration avec les autorités locales pour soutenir la citoyenneté numérique ;
• Mettre en place des mécanismes accessibles de signalement des contenus nuisibles ;
• Soutenir la production de contenus locaux fiables et de qualité ;
• Faciliter un accès équitable à Internet dans un environnement sécurisé.Ce dialogue numérique s’inscrit dans une dynamique de construction de communautés plus informées, résilientes et engagées face aux enjeux du numérique au Niger.
-
Tahoua : L’ANIWEB mobilise la jeunesse pour un espace numérique responsable.

Ce samedi 28 mars 2026, la ville de Tahoua a vibré au rythme du numérique. L’ Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB) y a tenu un atelier majeur de vulgarisation et de sensibilisation sur les droits numériques, plaçant la responsabilité des jeunes au cœur des débats.
Organisée sous le parrainage de l’Administrateur Délégué de la ville de Tahoua, cette rencontre a réuni une palette diversifiée d’acteurs :
✓Web-activistes et blogueurs ;
✓ Journalistes et professionnels des médias ;
✓ Représentants des structures de jeunesse et féminines ;
✓ Membres de la société civile.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet ambitieux : « Acteurs numériques et jeunesse engagée pour un espace civique respectueux des droits au Niger ».En ouverture, le Président de l’antenne régionale de l’ANIWEB Tahoua a exprimé sa gratitude envers les autorités régionales, dont le soutien a facilité la tenue de cette rencontre cruciale pour l’écosystème numérique local.
Le Coordonnateur du projet, M. Awal Oumarou Ibrahim, a rappelé l’objectif double de cette journée :
✓ Présenter les résultats du rapport d’étude sur les droits numériques au Niger.
✓ Sensibiliser sur les risques juridiques, notamment via la loi sur la cybercriminalité.
✓La loi sur la cybercriminalité est une réalité.
Il est temps pour nous, jeunes, de respecter les textes et de devenir des producteurs de contenus responsables », a martelé Awal Oumarou Ibrahim.L’Administrateur Délégué de la commune I representant l’AD ville de Tahoua a salué l’initiative de l’ANIWEB et de ses partenaires. Pour lui, le choix de la « Ville de l’Ader » témoigne de l’importance de décentraliser ces enjeux. Son souhait est clair : voir émerger des acteurs numériques mieux outillés pour assainir les réseaux sociaux.
La journée s’est achevée sur une note d’espoir. Les participants ont pris des engagements forts pour l’avenir de leurs activités en ligne :
✓Produire et partager uniquement des contenus fiables ;
✓ Bannir les discours de haine et le discrédit ;
✓Refuser toute forme d’injure ou de diffamation.
À travers cet atelier, Tahoua se positionne comme un rempart contre les dérives numériques, prônant un espace civique sain et respectueux des droits de chacun.Cette initiative fait partie intégrante du programme Digitalise Youth, propulsé par la Digital Democracy Initiative et soutenu par la Youth Democracy Cohort. Elle réaffirme la volonté de l’ANIWEB de placer la jeunesse au cœur de la construction d’un espace civique numérique sécurisé au Niger.
DigitalDemocracyInitiative #DigitaliseYouth #YouthDemocracyCohort #YDC #GenerationOGP #Niger #Cybercriminalité #UniversitéNiamey #Jeunesse #WebActivisme #Tahoua
-
Maradi: Alkalanci et ANIWEB forment des leaders religieux à la lutte contre la désinformation et les dérives de l’intelligence artificielle.

L’Association Nigérienne des Web-Activistes (ANIWEB), avec l’appui financier de la plateforme en ligne Alkalanci basée à Abuja, a lancé une session de formation à l’intention des leaders religieux, du 7 au 8 avril 2026 dans les locaux du Sultanat de Katsina de Maradi. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités sur le thème : « Désinformation et intelligence artificielle : outiller les leaders religieux pour protéger les communautés ».
La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenue du Président de l’ANIWEB, qui a salué l’engagement des participants ainsi que l’importance de cette initiative dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations.
Prenant la parole à son tour, le Rédacteur en chef de la plateforme Alkalanci a présenté les objectifs de cette formation de 48 heures. Il a notamment souligné la nécessité de renforcer la confiance au sein des communautés, tout en positionnant les leaders religieux comme des acteurs clés et des premiers intervenants face aux crises informationnelles.
Il a également exprimé sa reconnaissance aux sultans ainsi qu’aux autorités régionales pour leur soutien et leur implication dans la tenue de cette activité.Dans son intervention, le représentant du Sultan a officiellement lancé les travaux, en exprimant l’espoir de voir émerger des leaders religieux mieux outillés pour faire face aux défis liés à la désinformation.
La première journée de formation a été animée par plusieurs experts, notamment Awal Oumarou, Yacouba Labo et le chef des oulémas. Les échanges ont porté sur les concepts de désinformation et de mésinformation, ainsi que sur les enjeux liés à la production de contenus par l’intelligence artificielle.
Les participants ont activement pris part aux discussions, à travers de nombreuses questions et contributions, auxquelles les consultants ont apporté des réponses éclairantes.
Cette première journée s’est achevée sur une note de satisfaction générale, traduisant l’intérêt et l’engagement des participants pour cette thématique cruciale à l’ère du numérique.
